Une étincelle,
Un feu,
Un cri,
Un corps muet
Sur l’asphalte
Etonnée.
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Je ne peux égrener
Mon chant
Sans me remémorer
Son refrain corrodant
Et qui me précipite
A chaque fois
Dans la mare aux larmes.
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Chaque jour,
J’
a
r
p
e
n
t
e
Cette courbe de peur
Et imagine de mes larmes
Une étincelle du décor
De demain.
Dos à dos,
Je vais avec ma vie
Comme un oiseau
Qui laisse dans chaque rets
Une plume
et
Un CRI.
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Tout autour de ces murailles
De l’illusion
L’innommable se donne la fête
Du vampire,
Et dans le cercle barbelé
Du lendemain
Des voix me promettent
Un verre de sang
Pour boire à la santé
De mes Ecrits.
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En bleu En rouge
La nuit recrute les loques
Ensanglantées
Des lumières
Matinales.
Ici,
Une face est dépêchée
vers la vie
là-bas,
une autre est ravie
à la Vie.
Dans une rage aphone
On recense les maux
Et les cadavres brisés.
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Défilé de Morts
Sur la place rouge de notre
Hymne
Déchiqueté.
Il ne reste aucune place
Pour le pastel ;
Les morts funambules
Passent au-dessus de nos
Mémoires
Pour finir
Au
c t
r e
e s
u
des poignards
et des balles p
e
r
d
u e s …
Défilés de Morts,
Déveine des vaines écarlates
Et des mille-fleurs
Bruit le turban satanique
Quand luit le pendeloque
Des années lumières
Et crisse la douleur tacite
Quand le cercle en suspension
S’apprête à se refermer
Sur la Vie
Quand le rideau noir
Se baisse sur les paupières
Et annonce la fin
Du défilé de la Vie.
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Quoi de plus merveilleux
Qu’une poignée de rais
De réconfort
D’une main ouverte
Vers le serment de la vie
E t qui réapprend au cœur
Le cours original
Du Jardin d’Adam.
Sur la Vie
Quand le rideau noir
Se baisse sur les paupières
Et annonce la fin
Du défilé de la Vie.
-------------
Qu’il est bon de revoir
Renaître
L’Amour dans les yeux
Du désir crépusculaire
Et que dans la fosse
Aux larmes
Les vains soupirs
Tarissent
Sans illusions.
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Non,
Mes rêves ne sont pas à
prendre
ni à
vendre…
C’est tout ce qui me reste
Après avoir perdu le Jour.
-------
Je me suis entouré de remparts
D’espoir
Pour vivre loin des feux et du
Fer
Fossilisés
D’une nuit pilifère.
Chemins battus,
Mirages de gaieté,
Corps mutilés ,
Sangs coulés et qui coule,
Je n’appartiendrai
PAS
A votre décor.
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Donne-moi des ailes
Pour survoler
Cette ossature d’épitaphes
Aux airs de laves sanguines
Et aux lettres qui meurent
Sur la marge des lignes
De Vie.
------------
Et mes yeux s’engouffraient
Dans un vertige
Spiral où je ne voyais
Ni la tige
Ni le calice
De ma vie en partance.
Ah, ma vie,
Il manque un fer à ta lance !
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Par ton souvenir
J’ai vécu et vis
Le temps de finir
Avec mes envies.
Par ton souvenir
Je cris, ris et pleure
Ce tas de délires,
Nectar de malheurs.
Par ton souvenir
Je t’aime et t’attends
Au seuil du plaisir
Et des bons moments.
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Mon lit, tel un fleuve ivre
Qui descend dans les méandres
De la nuit
M’emporte sur les chevaux brumeux
Où les êtres ne sont que des ombres
Obtuses,
Aux phalanges écailleuses de l’horreur.
Mon lit glisse tel un fleuve ivre
Pris dans la tourmente des écumes
Emaillés des rictus des vagues
Où la fièvre me remue et me
Remue
Jusqu’au désaccord des mots
Mon lit glisse tel un fleuve ivre
Sous des rêves inaccessibles
Loin des quais promis
Et des sentiments renouvelés.
-------------
J’ai l’âme meurtrie
Chaque fois que nos cils se battent
Pour cacher nos envies furtives.
Je ne sais à quoi tu penses
Derrière ce bleu languissant
Qui m’attire et me renvoie,
Qui m’espère et m’aide à espérer
D’être le doux battement de tes
Paupières
Et la couleur océanique de tes yeux.
Je ne sais pas à quoi tu penses
Derrière tes sourires lointains
Et tes regards-éclairs.
L’Amour me tue te sachant
Machaon de mes nuit
Et loin de mes fantasmagories solitaires.
Me sera-t-il possible de poser mon
Sourire sur tes lèvres ?
Ma main sur ta main,
Mes mots dans ta voix,
Et mon cœur sur ta route ?
------------------
Et le chapelet de la mort
Continue de s’égrener en catimini
Comme dans des incantations
D’un vieillard implorant le Tout-Puissant
Et faisant défiler tous
Ses malheurs.
La mort ne cessera donc jamais
De tourbillonner sans relâche autour
Des âmes interrogeant le ciel pour
Quelle transgression payaient-elles ?,
Payent-elles, paieront-elles
De leur souffle ?
Jamais la peur ne m’a rongée
Si viscéralement qu’en ces derniers jours.
Des yeux que j’ai rencontrés, connus
Et aimés s’éteignent devant l’indifférence
Des pyrales et de notre
témérité putrescente. Comment ne
pas crier d’horreur et gémir de
peur quand on est seul face
à cette ondée qui inonde nos
mémoires et qui revient sur
une autre onde pour nous onduler
au gré des rumeurs et des balles
assassines ?
Motu proprio, les pleurs
S’agitent au bord de la dépression
Mortuaire. Car comment ne pas se
Faire du mourron lorsque la
Vie gît mourante penchée sur le
Lumignon de la survie ?!
---------------
Je te perds
Et te retrouve
Dans la macération du soleil
Qui aveugle les mouettes
Du port des regards bénins.
S’ouvre
La douleur
S’ouvre
La langueur
Des mots transcrits dans le langage
Du sable et des vagues.
----------------------
Quelle est cette main
Qui m’est tantôt tendue
Tantôt ôtée
Puis, sur la lame du désespoir
Me fait des signes
Pour m’offrir un peu de souffle
Et un peu d’illusion ?!
------------
J’ai peur de ces vagues
Tourbillonnant au creux de ma
mémoire
Et qui me séparent
Du tango bleu que j’ai vu dans
Ma quête solitaire
Dans ce rêve triangulaire
Du verbe vermeille :
« Vivre. »
mes yeux sont lourds
d’attente
des nuits
du sommeil
des rêves
des jours
et ma gorge s’étrangle
à force de sanglots
pour un signe là-haut
dans le ciel ouvert
telle une blessure du sable
au moment du mirage.
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Vannée de ce va-et-vient
Mentaux,
L’évanescente vanesse
Déserte le paysage vanisé
D’absurde et de faux
Pour mourir aux couleurs
Du jour.
------------
Cette voix dans mes profondeurs
Me dit :
« Ne t’inquiète pas
Tout s’arrangera !
Dieu a crée de l’eau
Toute chose vivante.
Et tes larmes feront naître en toi
Des matins bleus
Et des horizons florissants,
Et créeront des jardins
De tendresse et de patience
Car seul celui qui sait attendre
Cueille l’épanouissement de la vie ».
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C’est un nocher
A la tête éclatée
De tant de pensées noduleuses
Naviguant dans de sables
Mouvants.
Il a pour vivres des régolites d’angoisses
Et des promesses qui tossent
Entre l’exil et la mort.
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Nous marchons, nous, pauvres créatures
Ecoutant nos, non plus feutrés
Mais foutus,
Sursautant à n’importe quel crépitement,
A n’importe quel sifflement métallique.
Nous traînons nos ombres
Tels de vieux chênes qui se transforment
En cercueils
Et les morts s’enchaînent
Pour se vider dans l’œil du cyclone.
----------------
Le sable fuit des doigts
Car, pressés, les grains se repoussent
Comme les aimants
Et râpent les yeux larmoyants
D’un pays à la lisière
Des maux,
Et pourtant, les grains des mots se raccrochent
Comme les aimants
Pour dire l’honneur et l’Absurde
Et réconforter les âmes meurtries
Et perdues
Dans leurs quêtes d’un Saint
Auquel se vouer.
Seules les Etoiles resteront témoins
De cet acharnement sanguin
Malgré qu’elles soient filantes…
Et c’est parce qu’elles sont filantes
Qu’elles témoigneront d’un temps
De la Bêtise
Et feront à jamais peur
Dans les nuits hirsutes du monde.
Aussi, les Etoiles se meurent-elles
Pour vivifier le Soleil
Et leurs poussières deviennent larmes
Pour ajouter un peu de sel à la mer
Qui tangue au gré
Des courants
De feu
Et de sang.
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